/!\ Ceci est la chronique consacrée au deuxième tome de la saga Génération K. de Marine Carteron. Pour lire celle sur la premier tome, c’est ici ! Cette chronique peut également contenir quelques spoilers sur l’intrigue principale. Si vous n’avez pas lu ce tome, vous êtes ici à vos risques et périls 🙂 La chronique du deuxième tome sera moins développée en partie parce que l’on retrouve beaucoup d’éléments du premier tome dont j’ai déjà parlé. /!\

On en est où ? Après leur fuite en Sicile, nous retrouvons Kassandre, Georges et Mina au pied du Vésuve. Ces derniers se mettent d’accord : s’ils veulent élucider le mystère autour de leur naissance, ils doivent retourner en Suisse, là où tout a commencé (ou presque). Mais les choses vont se compliquer. Avaient-ils oublié les Enfants d’Enoch et surtout la Chose qui les traque ? De dangers en dangers, nos trois Génophores vont également faire des rencontres essentielles, pour comprendre leur histoire, retrouver leur Mémoire et se rapprocher peu à peu du Maître et du choix crucial qui s’imposera alors à eux.

Pourquoi j’ai aimé ? Dans ce nouveau tome, nos héros prennent en profondeur. Alors qu’on apprenait à se familiariser avec humour à leurs différents caractères, on est ici plongé dans une ambiance beaucoup plus sombre. L’intrigue se déroule, le passé et le présent se rencontrent. Les références aux mythes dont je vous parlais dans la chronique précédente sont toujours présentes mais Marine Carteron les étoffe et se détache des mythes originels pour créer cette fois sa propre genèse et franchement, c’est passionnant. Le Maître, dont le pouvoir grandi est effrayant à souhait et cette lecture a fait ressurgir en moi tous les plaisirs coupables de mon adolescence : légendes, horreur, ados badass ? j’achète !

Ce second tome prolonge parfaitement le premier, tout en gagnant en intensité. On est sur quelque chose de plus large, de plus grand. La révolte n’est pas loin et on frémit de la voir éclater bientôt.

J’ai beaucoup aimé le fait que les relations entre les personnages, et surtout leur mémoire, les rendent différents. En général, j’aime beaucoup quand il y a une histoire de « double » personnalité. Surtout qu’ici, c’est mené très finement : pour certains, cette nouvelle mémoire est une évidence, pour d’autres, une fatalité qui recommence encore et encore, mais j’ai craqué pour un personnage en particulier : Mina, qui se dévoile et devient à mes yeux la véritable force du groupe. Le combat qu’elle mène et la façon dont elle le mène la rendent terriblement attachante et son pendant « maléfique » est diablement bien construit.

Toujours aussi page-turner, ce roman se laisse dévorer à une vitesse vertigineuse, alternant présent et passé, pour que l’on puisque comprendre tout les enjeux de cette nouvelle Mémoire et du rôle/des pouvoirs de chacun.

Un seul élément négatif cette fois à mes yeux (je dis négatif, mais c’est de la pure mauvaise foi) et j’adresse ici un message personnel à Marine Carteron, qui m’excusera, je l’espère, de cette familiarité :

JE NE CAUTIONNE PAS LA FIN !

Moi à la lecture du passage incriminé
Moi et mes revendications sur ce passage

Je ne peux pas vous en dire plus sur la raison de ce désaccord, de ce sentiment de trahison ultime auquel je ne m’attendais pas, pour ne pas vous spoiler vraiment la fin mais voilà, c’est dit. Et j’attends impatiemment la sortie du troisième tome pour savoir si mon message a été entendu. Parce que non, hein. Un peu de respect pour le cœur des lecteurs, par pitié.

Et vous ? Qu’en avez-vous pensé ?

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