Ces derniers temps, j’ai été très peu présente sur le blog, comme vous avez pu le voir. J’aimerais revenir sur l’expérience que j’ai vécu ces 9 derniers mois et qui explique mon absence de la meilleure des manières. 

En septembre 2016, j’ai commencé à travailler au sein d’un collège en tant que volontaire en service civique. Ma mission principale était de soutenir l’équipe pédagogique (et principalement la documentaliste) a organisé un salon du livre.

Mais je ne suis pas arrivée là par hasard. L’année précédente, j’avais entamé une première année de master au nom barbare mais qui portait (vaguement) sur les métiers de l’édition et du numérique. Malheureusement, je me suis très vite rendue compte que la formation ne me correspondait pas et j’ai très vite perdu pied. Mes notes et ma motivation ont chuté. J’ai poursuivi dans un seul but : pouvoir faire un stage dans l’édition. Ce que j’ai fait, dans une petite maison d’édition portée sur le numérique et les livres pour enfants, Héméra Éditions. Et là, ça a été LA révélation. J’ai entrevu tout un univers que je ne connaissais que très peu mais qui, bizarrement, semblait correspondre à toutes mes attentes. Sauf que, le temps que je me réveille, les inscriptions pour les autres masters étaient terminées. Que faire ? Travailler un an pour pouvoir poursuivre mon but mais risquer de perdre toute motivation ? Travailler bénévolement dans des salons du livre pour me créer des contacts et une expérience ?

J’ai choisi de tenter ma chance auprès du service civique grâce à ma mission locale. J’ai eu beaucoup de chance : une fois inscrite sur le site, la première mission m’a tout de suite tapée dans l’oeil. Organiser un salon du livre auprès d’une équipe pédagogique ? Mais c’est parfait, c’était exactement ce qui manquait dans mon CV ! Et, comble de la chance, je me suis rendu compte que c’était mon ancien collège qui organisait cet évènement ! Chouette ! Si je ne croyais pas au destin, il y avait ici de quoi me faire changer d’avis !

En un mois, j’ai préparé mes affaires et organisé mon déménagement. J’ai parcouru 800km pour pouvoir effectué ma mission. Cela a duré 9 mois. Et j’y ai appris beaucoup.

Le plus gros de ma mission a été de suppléer la documentaliste en charge du projet pour cette quatrième édition. J’ai également imaginé les visuels de l’événement (l’affiche, les flyers, les marques-pages distribués aux auteurs…), cherché des auteurs à inviter, je les ai contacté et j’ai accompagné l’équipe enseignante sur les différents projets montés avec les élèves (un club écriture, une classe journalisme…). J’y suis allée avec mes petites compétences, acquises à droite à gauche (l’avantage du service civique, c’est qu’on ne te demande pas de diplôme, juste de la motivation -ou presque-) et on a construit ce beau bébé de (presque) 1800 personnes qu’a été notre Salon.

SONY DSC

Le jour J, ça a été une émotion incroyable pour moi… Voir se concrétiser ce projet, resté très abstrait dans ma tête tout au long de l’année… je crois que je ne m’attendais pas à ressentir autant de choses en même temps. De la joie, bien sûr, de l’excitation, un peu de stress (mais qui, curieusement, s’est envolé très vite) et beaucoup de fierté. Je me suis sentie à ma place, pour la première fois de ma vie. A tel point qu’une fois le salon terminé, j’ai ressenti une sorte de manque.

Déjà ? C’est fini ? On ne peut pas continuer un peu ? Oh, vous partez déjà ? Eh, les copains… Y’a quelqu’un ?

J’ai fait durer le plaisir au maximum mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin…

Une chose est sûre, je veux que ça continue. Je n’ai plus aucun doute, je me suis redécouverte et j’ai aimé ça. J’ai aussi rencontré des gens incroyables durant ce projet. Mes collègues, qui sont des personnes fantastiques, qui ont porté le projet, malgré quelques difficultés et le manque de temps parfois…. Des professionnels, notamment l’équipe de la librairie Au Temps Lire, une des meilleurs librairies au monde (alors, non, je ne connais pas tout le monde de tout le monde mais quand même, ils sont très forts) et qui vont me manquer, tant ils sont de bons conseils et gentils et foufous et que leur librairie est vraiment sublime et… OK. J’arrête. (Mais n’hésitez pas à y passer si vous êtes de la région lilloise, vous ne serez pas déçus.) Des auteurs, tous plus adorables les uns que les autres, qui ont été d’une gentillesse et d’une compréhension (même lorsque je faisais de petites bourdes de débutante) extrêmes. Des gens avec qui j’adorerais pouvoir retravailler.

Quelques auteurs présents, dont Marie Colot (j’en parle ici) et Bastien Quignon (ici).

Grâce à cette expérience, je peux dire désormais que je crois en moi, ce qui était un véritable challenge quand j’ai commencé. Je sais que je peux diriger un projet et le mener à bien. Je sais que je peux régler des conflits sereinement mais aussi parfois taper du poing sur la table et me faire entendre. Je sais que je peux prendre des responsabilités et les assumer pleinement. Bref, vous l’avez compris, je suis joie.

Je vous laisse avec les (quelques) souvenirs ramenés du Salon et … ‘Tendez, je crois que mon banquier m’appelle.

12418041_1130111177008526_7205231270672089717_n

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités