Mettre en lumière des auteurs qui nous touchent, dont nous aimons les mots plus que ceux des autres, pour faire (re)découvrir ces artistes qui, souvent, prennent beaucoup de place dans nos vies. Voilà le but de cette nouvelle catégorie 🙂

Qui est-ce ?
Marie Colot est une auteure belge née en 1981. Maintenant, si vous le voulez bien, passons sur les détails techniques et biographiques. Car Marie Colot est surtout une auteure jeunesse de qualité.

Pourquoi j’aime son travail ?
D’elle, j’ai pu lire Les Baleines préfèrent le chocolat, Dans de beaux draps et Je ne sais pas. À chaque fois, j’ai été bluffé par son regard sur l’adolescence, qui est à la fois tendre et incisive. Elle aborde cette période ingrate que nous avons tous connu, traitant de sujets difficiles (harcèlement scolaire, obésité, découverte de la sexualité, famille recomposée, …) jamais de manière moralisatrice. Elle pousse le lecteur à se remettre en question, en rapport avec sa propre vie, ses propres choix, ses propres attitudes. Chacun de nous peut se reconnaître dans tel ou tel personnage, car ils ont chacun un caractère propre et original. Une bande d’enfants de riches dans Les Baleines, une ado rendue muette par manque d’attention dans Je ne sais pas, un demi-frère paumé mais séduisant dans Dans de beaux draps.. On est bien loin du monde manichéen et plein de bons sentiments que j’ai pu lire dans Espionnage intime. Dans ses textes, le ton est léger mais le fond difficile. Je ne sais pas, écrit à la façon d’un monologue intérieur par exemple, nous plonge dans la détresse affective d’une jeune fille. Celle-ci se retrouve alors dans l’incapacité de donner son témoignage, pourtant crucial une enquête sur l’agression d’une prostituée, dont elle a été la seule témoin. On suit de l’intérieur les doutes, la culpabilité de cette jeune fille qui voudrait bien faire mais qui en est incapable, et tout le travail qu’elle va déployer sur elle-même pour y parvenir. Dans les Baleines, bien que l’ambiance soit plus légère, Marie Colot écrit avec une certaine ironie, un humour un peu acide sur la cruelle naïveté des ados où se moquer devient un jeu, où celui qui sera le plus imaginatif gagnera le respect mais aussi sur celle des adultes, qui parfois pensent bien faire et se trompent lourdement. Malgré tout, le personnage principal, Burger, obèse mais pleine de vie, de blondeur, de rose et de bonbons, nous redonne le sourire, en traversant la vie comme une vedette de cinéma.

Je n’ai évidemment par encore lu tous les livres de Marie Colot, que je viens de découvrir mais ces trois lectures m’ont déjà convaincue de la qualité de ses textes. J’ai ressenti à la lecture (surtout dans Les Baleines, qui est mon préféré des trois) les mêmes sentiments ambivalents que pour Qui décide… Je compte bien continuer dans ma lancée et vous faire part de mes prochaines lectures.

De plus, j’ai la chance de la croiser dans mon travail et en plus d’être adorable, elle a un accent belge des plus choupinous ! Mon objectif cette année : vaincre ma timidité et parvenir à faire une interview avec elle 😉 Je vous tiens évidemment au courant !

Je vous laisse faire un tour sur son blog pour en savoir un peu plus et découvrir le reste de son travail 🙂

Attention, en plus d’être talentueuse, cette personne est DRÔLE !

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©Marie Colot

Vous connaissiez son travail ? Quel roman avez-vous préféré ? 

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