Certaines personnes de mon entourage m’ont demandé si je pouvais faire quelques chroniques sur les albums/livres pour les plus petits. C’est un domaine que j’ai eu la chance de découvrir grâce à mes petites sœurs. La littérature pour les plus petits m’a toujours fascinée car elle est aussi vaste que variée, aussi simple qu’originale. Voilà pourquoi j’adore suivre des tonnes d’illustrateurs sur Instagram. J’ai découvert Rebecca Dautremer lorsque j’habitais encore chez mes parents et que j’étais « de corvée » d’histoire pour la plus petite de mes soeurs, grâce à son album Babayaga. Le conte de Babayaga a toujours été un de mes préférés et j’ai été happé par les illustrations de cette artiste. Je l’ai suivie ensuite de loin, n’ayant plus vraiment l’occasion de lire des albums jeunesse durant mes études. Et puis cette année, elle a sorti « Le Bois Dormait » et je suis tombée sous le charme. 

Qu’est-ce que ça raconte ? « Le Bois Dormait » est une relecture modernisée du conte de « La Belle au Bois Dormant ». Le lecteur se promène à travers les pages du livre pour observer les personnages qui se sont endormis dans le giron de la Belle au Bois Dormant, et sur qui l’on se penche rarement lorsque l’on raconte son histoire. Ici, Rebecca Dautremer nous laisse apercevoir la petite histoire derrière la grande, et remet sur le devant de la scène, ces endormis oubliés.

Pourquoi j’ai aimé ? C’est un album très simple qui avance un peu à contre-courant, que nous livre Rebecca Dautremer avec « Le Bois Dormait ». Ce n’est pas l’image qui accompagne le récit mais bien le récit qui observe l’image. Le format de l’album, imposant et carré, laisse déjà supposer la place de choix qui est donnée à l’illustration. Le personnage qui raconte, et celui qui l’accompagne, sont tout petits et linéaires, quand les images sont imposantes, colorées, détaillées. Le texte est très court, très simple. Tout est dit, on inverse les rôles, on laisse la parole aux endormis et aux images, mais aussi au silence. Car c’est ce qui frappe dans cet album, le silence. Ce silence qui en devient même un personnage à part entière. Et ce silence nous permet de nous pencher sur les petits détails savoureux qu’elle a glissé un peu partout : des pieds dépassants d’une table, des clins d’œil à d’autres contes, des positions un peu incongrues…

Mais ce qui m’a le plus bluffé dans cet album, ce sont les illustrations, tout bonnement. Rebecca Dautremer a un coup de crayon incroyablement poétique. Chaque dessin nous parle et est même limite sensoriel. Je suis admirative de la façon dont elle retranscrit la lumière et les couleurs à chaque page. D’ailleurs, c’est la couverture de cet album qui m’a envoutée. Je vous l’avoue, je l’ai acheté sans même l’avoir ouvert (ou presque) tellement je la trouvais sublime.Et je suis on ne peut plus ravie du résultat (j’aurais presque envie d’avoir des enfants pour pouvoir le lire encore et encore avec eux !)

Et vous, que pensez-vous du travail de Rebecca Dautremer ? Lequel de ses albums avez-vous préféré ?

* Évidemment, ne vous fiez pas à la photo.

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