Pour ce premier article de 2017, je vous souhaite à tous une très bonne année, remplie de lectures et de coups de cœur  🙂 Je suis très contente de pouvoir vous retrouver pour un nouvel article !

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Ça a été très compliqué pour moi de faire un choix dans mes lectures de 2016, tout d’abord parce que c’est l’année où j’ai repris la lecture pour le plaisir (après 3 ans d’études de lettres modernes où j’avais un peu de mal à lire pour moi) mais aussi parce que ça a été surtout une année de (re)découverte de la littérature : si je pouvais, je vous parlerais de tout ! J’ai malgré tout mis de côté les livres déjà chroniqués ainsi que ceux sur lesquels je souhaite me pencher par la suite, afin d’éviter les redites. De cette manière, je ne vous submergerais pas d’informations (je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j’ai parfois du mal à être concise ^^’)

Coups de coeur 2016

1- Les carnets de Cerise, Joris Chamblain et Aurélie Neyret – 4 tomes

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Qu’est-ce que ça raconte ? Cerise est une petite fille pleine d’imagination. Elle vit seule avec sa maman, a deux meilleures copines, Erica et Line ainsi qu’une confidente, Annabelle Desjardins, l’écrivain qui habite à côté de chez elle. Cerise aime deux choses : raconter des histoires et espionner enquêter sur les grandes personnes. Grâce à leur curiosité, Cerise et ses copines vont résoudre plusieurs mystères mais surtout, Cerise va devoir apprendre à grandir…

Pourquoi j’ai aimé ? J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette BD jeunesse ! Les dessins d’Aurélie Neyret sont colorés, dynamiques, tout en rondeur et en « naïveté » et accompagne merveilleusement le scénario de Joris Chamblain. On se laisse très facilement entraîner dans les enquêtes menées par les trois jeunes filles et petit à petit, on se rend compte que le plus grand mystère a résoudre est celui de Cerise. Joris Chamblain raconte avec délicatesse la difficulté des relations mère-fille, du deuil, de la jalousie mais aussi de l’amitié. Cerise, à force de vouloir aider les autres, oublie parfois de se concentrer sur les gens qui l’entourent et chacun pourra se retrouver dans cette petite fille curieuse et enjouée mais si sensible. Jamais cuculs, jamais larmoyants, les 4 albums tombent justes, et les différentes problématiques abordées rendent la lecture accessible à tous les âges, malgré un dessin qui peut paraître enfantin.

Les carnets de Cerise, Joris Chamblain & Aurélie Neyret, éd.Soleil Productions, coll. Métamorphoses (série entamée en 2012, en cours)

2- Château l’Attente, T.1, Linda Medley

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Qu’est-ce que ça raconte ?  Au Château l’Attente, point de chevaliers ni de méchantes fées ou de quêtes extraordinaires. Après le départ de la princesse qui dormait là, le château se retrouve à l’abandon et devient un sanctuaire pour personnages de contes de fée marginaux.

Pourquoi j’ai aimé ? Les personnages, l’humour, le message… tout m’a plu ! Bien que commencé en 1992, Château l’Attente est toujours aussi actuel et décrit des travers de notre société de manière mordante. On s’attache aux personnages, héros abîmés non pas par des aventures enchanteresses mais par la vie elle-même. Femmes à barbe, violence conjugale, maternité difficile, acceptation de soi, tolérance… Le château, dont la fonction première n’est plus après le départ précipité de son habitante (la Belle au Bois Dormant) devient le théâtre du quotidien de ces personnages isolés, pas comme les autres, où chacun a ses secrets, son histoire mais où tous vont organiser une mini-société autonome, dans l’entraide et le respect. J’ai hâte de me trouver les deux derniers tomes afin de connaître la fin de l’histoire.

Château l’Attente, Linda Medley, éd. Delcourt, 1996-2012

3 – Une vie entre deux océans, Margot L. Stedman

https://i0.wp.com/www.celineonline.fr/wordpress/medias/2016/09/Une-vie-entre-deux-oceans_M-L-Stedman_couverture-livre-poche_celine-online.jpgQu’est-ce que ça raconte ? En 1926, Tom Sherbourne et sa femme Isabel vivent sur l’île de Janus, au large de l’Australie. L’île est sauvage, reculée, rarement en contact avec le « continent ». Pour Tom, qui a vécu l’horreur de la guerre, c’est une retraire parfaite et avec Isabel, ils y vivent des jours heureux. Malheureusement, ils n’arrivent pas à avoir d’enfant et cela finit par peser à Isabel. Jusqu’au jour où débarque sur l’île un canot, avec à son bord un cadavre et un bébé en pleine forme. Isabel refuse de prévenir les autorités et Tom, malgré le dilemme qui s’impose à lui, se sent obligé d’accepter.

Pourquoi j’ai aimé ? On s’attache tellement aux personnages… Ils sont si amoureux et si isolés. Le désespoir d’Isabel est palpable et tout est mis en place pour que nous prenions parti pour le couple. On est face à une tragédie, qui entraine une réflexion sur la filiation, sur les liens du sang et du cœur. On est témoins de la relation profonde qui se noue entre Isabel, Tom et  leur fille adoptive mais aussi des doutes et des remords qui assaillent Tom. On est pris aux tripes par les sentiments forts et contradictoires des protagonistes, et par la fin inéluctable qui se profile… J’ai mis énormément de temps à m’en remettre tellement l’auteur te fout une claque d’émotions brutes. C’est prenant, diablement bien écrit, puissant…

Une vie entre deux océans, M.L Stedman, éd. Random House, 2012

4 – La Voleuse de livres, Markus Zusak

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Qu’est-ce que ça raconte ? Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la Mort croise la route d’une jeune fille et s’arrête. Chose curieuse, car attirer l’attention de la Grande Faucheuse est très difficile. Pourtant, la petite Liesel va y parvenir. A trois reprises. la Mort sera témoin de l’étrange destin de ce petit bout de femme, qu’elle surnommera « La Voleuse de livres ».

Pourquoi j’ai aimé ? D’habitude, je suis légèrement réticente aux récits sur la Seconde Guerre Mondiale, j’ai toujours peur de tomber sur quelque chose de larmoyant et de manichéen. Je n’ai absolument pas ressenti cela en lisant la Voleuse de livres. L’histoire est effectivement tragique mais loin d’être larmoyante. Le personnage de la Mort impose une distanciation qui place le lecteur dans le rôle du spectateur, accentuant ainsi le sentiment d’impuissance que l’on ressent face à ce drame qui se joue sous nos yeux. La Mort, qui est la voix narrative du récit, associe la vie, la guerre, les émotions à des couleurs, et ce de manière très douce et poétique. Liesel, la petite fille, est à la fois forte curieuse et sensible, et sa détresse la rend extrêmement attachante. Chaque personnage est d’ailleurs décrit de manière délicate, sans fausse note, ce qui rend le dénouement encore plus difficile. La trame principale et l’insouciance de l’enfance nous font parfois oublier le contexte difficile qui sert de cadre au récit (le nazisme, la violence, le secret…) mais l’Histoire revient très vite remettre les points sur les i, ce qui rend le tout très réaliste. La sensibilité et l’atmosphère qui s’en dégagent me font penser à ce que j’ai ressenti en lisant le journal d’Anne Franck, la fiction en plus. Je ne vous dirai pas dans quel état j’ai terminé… La Voleuse de livres a été un véritable coup de cœur pour moi.

La Voleuse de livres, Markus Zusak, éd. Pocket, 2008

Déception

5 – Miss Peregrine et les enfants particuliers, T. 1 & 2, Ransom Riggs

Afficher l'image d'origineQu’est-ce que ça raconte ? Jacob Portman a été bercé toute son enfance par les récits fantastiques de son grand-père, Abe. En grandissant, il finit par comprendre que ces récits sont une métaphore de la vie difficile qu’a vécu le vieil homme. Pourtant, le doute s’installe chez le jeune homme lorsque celui-ci assiste à la mort violente de son grand-père. S’ensuit alors une quête de vérité pour Jacob, qui se rend sur une île minuscule du Pays de Galle, dans l’espoir de comprendre mais aussi de vérifier si les histoires de son enfance sont réelles ou non. Arrivé sur place, il rencontre Miss Peregrine et les enfants particuliers et découvre enfin où est sa place.

Pourquoi je n’ai pas aimé ? Dans ce bilan, j’ai aussi eu envie de partager mes déceptions. La saga « Miss Peregrine » en fait partie. Pourtant, je trouvais le postulat de base assez original : partir d’une collection de photographies anciennes et en tirer un récit, en utilisant ces mêmes photos pour illustrer le livre. Malheureusement, pour moi, ça n’a pas fonctionné. J’ai trouvé l’histoire prévisible, le personnage de Jacob inintéressant, voire même insupportable, et j’ai eu constamment une impression de déjà vu/lu… Tous les éléments sont là pourtant : un contexte historique, de bonnes idées (les boucles temporelles par exemple), des méchants assez sympas… Mais j’ai trouvé l’écriture trop pauvre, le récit traîne en longueur, on a l’impression qu’il n’est là que pour justifier la présence des photos… bref, Ransom Riggs m’a perdu en route.

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ramson Riggs, éd.Bayard Jeunesse,2015

 

Je finis par une note négative mais malgré tout, je sors plutôt contente de mes lectures de 2016 :
54 livres lus et très peu de déceptions.

Je suis également très heureuse car cette année est également marquée par de très bonnes choses pour moi : un beau projet professionnel qui se poursuit en 2017 mais aussi l’ouverture du blog. J’en profite pour vous remercier, vous, les personnes qui prenez le temps de me lire, de me suivre sur les réseaux sociaux et de laisser de temps en temps un petit commentaire. Je débute tout juste et avoir des retours me fait chaud au cœur.

Alors à vous tous, merci

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